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Pics de pollution: 6 choses à savoir sur la France

Paris, Grenoble, Lyon, Chamonix… De nombreuses villes ont connu des pics de pollution exceptionnellement longs et intenses. Ceci a incité les autorités à réagir avec des mesures comme les limitations de vitesse et la circulation alternée.

Il faut dire que nous n’en savons pas beaucoup sur cette pollution ou que nous avons beaucoup d’idées reçues qui ne sont pas du tout fondées. Avec cet article, vous découvrirez 6 points cruciaux à savoir sur ce fléau.

Au niveau national plus de 48 000 décès pourraient être évités, selon une estimation de santé publique France. Un bon moyen de combattre cela c’est l’information, car en connaissant toutes les sources de pollutions beaucoup de mauvaises habitudes pourraient être abandonnées. D’un point de vue sanitaire chaque microgramme compte !

1. La voiture est loin d’être la seule coupable

Pendant les premiers jours du pic de pollution aux particules fines de l’hiver 2017 observé en Ile-de-France, le principal coupable n’était pas le trafic routier, mais le chauffage au bois. La tendance s’est ensuite inversée la deuxième semaine. De manière générale le trafic routier pèse pour 28 % des émissions annuelles, devant les secteurs tertiaire et résidentiel (26%), l’agriculture (18%) et les chantiers (18%). En Rhône-Alpes le résidentiel devance largement les transports en étant la source de 40% des émissions de particules fines.

2. Plus exposé dans sa voiture ou dans le métro que dehors

Cela a été démontré par une étude de 2008 faite par Atmo Midi-Pyrénées dans l’agglomération de Toulouse. En voiture ou même dans les maisons lorsque les vitres sont fermées l’air stagne et donc les polluants du trafic routier s’accumulent. Même problème sous terre, sauf que les particules fines proviennent du freinage et du roulement des rames.

3. La pollution chronique tue plus que les pics

Entre 2007 et 2010 les dix dépassements du seuil d’alertes rencontrés à Paris ont augmenté la mortalité et les hospitalisations cardiaques à hauteur de 7 %, les 93 % restants sont dus à la pollution chronique. « Il n’y a pas de seuil en dessous duquel on est à l’abri », rappelle Bruno Housset, président de la Fondation du Souffle.

4. La qualité de l’air s’est améliorée en France

Selon le dernier bilan national du ministère de l’Environnement, on a pu constater, entre 2000 et 2015, une baisse d’environ 30% des concentrations moyennes annuelles pour le dioxyde d’azote (NO2), de 80% pour le dioxyde de soufre (SO2). En revanche les taux d’ozone (O3) ont augmenté de plus de 10%.

5. La circulation alternée est loin d’être une solution miracle

Chez Airparif, ils défendent cette mesure en disant que c’est la seule ayant une efficacité immédiate. Cela est vrai, mais cette efficacité est très limitée. Prenons l’exemple du 17 mars 2014, la circulation alternée était de vigueur à Paris et dans une vingtaine de communes proches. Cette précaution a entraîné un réduction du trafic d’environ 15%, mais elle a eu très peu d’impact pour les poumons des habitants en réduisant de 6% le taux des particules inférieures à 10 µm (PM10), c’est-à-dire 0.001 millimètre, mais ce chiffre provient aussi d’autres mesures comme la réduction de la vitesse et autres.

6. Défense du climat et lutte antipollution ne coïncident pas toujours

En théorie, la lutte contre le réchauffement global et celle qui est contre la pollution semblent converger. Sauf que, par exemple, le bois destiné au chauffage est une ressource renouvelable et qui émet moins de gaz à effet de serre que le fioul et le gaz mais c’est un puissant émetteur de particules fines. Ceci faut aussi pour le diesel qui réchauffe moins mais au final pollue plus…

source article: science & vie (n°1193)

À vous de jouer…

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